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( 6 juillet, 2018 )

Ma très chère amie

Il y a bien longtemps, trop longtemps que nous ne nous sommes plus rencontrées.

Ou étais-tu tout ce temps ?

Perdu entre diverses activités qui occupaient tout mon temps…tu m’as manqué.

Nous revoila donc au même point, constatant combien le vie est dur et douce, difficile et drôle, entre une grande blague, du cinéma et du tragique…

Les enfants grandissent et tu ne t’en rends compte qu’a de fugace moment, tu ne sais qu’en penser, les regardes tu assez ? tu t’en occupes, mais les écoutes tu suffisamment ? que penseront il de leur enfance, comment décriront il cette drôle de maman, instable et pleine de surprise, de bonnes comme de mauvaises, capable du meilleur comme du pire ?

Et ta mère, que dit-elle de cette fille perdue qui sourit comme elle pleure au gré de ses humeurs ?

Des amours, qui transportent son cœur, sa vie, qui emportent tout ou qui délaisse, délasse et pleure.

Seule ta banquière est toujours du même avis. Trop de dépense, pas assez d’entrée

Comment te décrirais tu ? généreuse ou égoïste ? non, non, arrête avec cette pensée binaire, tu es égoïste avec certain, à certain moment, et généreuse avec d’autres à d’autres moment.

Et ceux qui te font souffrir, le font il pour que tu t’améliores ou par jalousie ?

Si l’autre pleure, tu réconforte, si l’autre rit, ca t’agace un peu, mais si tu ris, l’autre fait en sorte que tu pleures….tu es belle, tu es pleine de joie et d’énergie, et forcément ca fait des jaloux alors, on te brise, te laisseras tu faire ???

NON ! promets moi que, non,

Alors, je te le promets !

Je suis voués[ll1]  à mourir, comme tout le monde, alors je te le promets, personne n’éteindra cette flemme qui brule, qui me faire rire et râler, qui me fais faire plutôt que t’attendre, je te le promet, je vais me battre et gagner, gagner ma joie et mon bonheur, que les tristes et les écorchés aillent se faire foutre il ne m’auront pas !

Très bien, je suis ravie de t’avoir revue, nous n’avons pas besoin de nous épanchées plus que ça, tu sais que je sais que tu sais ;

Bon vent à ma meilleure amie pour la vie, moi-même !

 


 [ll1]

( 24 novembre, 2014 )

Plouf !

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Vendredi soir, fin de semaine un peu chargée, je suis crevée mais je décide d’emmener mes enfants à la piscine. Un ami m’appelle et me dit : « Ah ! Bonne idée, ça va te faire du bien, la piscine ! »

Hein ??? Non ! Nous n’avons pas la même façon de voir la piscine. Faut quand même que je te raconte !

Déjà, le sac ! Pas un sac à dos, hein, c’est trop petit ! 5 maillots, serviettes, bonnets, lunettes et des sous-vêtements propres !

Je sors de chez moi avec LE sac Ikéa, pas maquillée, mon sac à main, plus de mains pour tenir les enfants et déjà une violente douleur à l’épaule se fait sentir quand j’arrive à la voiture. Attacher tout le monde, charger ce putain de sac et allez, je m’accroche un smile à la face et démarre !

Quelques dix minutes plus tard, je me gare, mal. Les enfants sautent de la voiture pendant que je récupère le sac. Le petit dernier manque de se faire écraser par une mamie qui recule… Argh !

On arrive à la caisse, les enfants ont déjà passé la barrière alors que je n’ai pas encore fini de régler… J’essaye de les appeler sans crier comme une folle et du coup, sans résultat… La caissière me regarde avec cet air : « mauvaise mère, ils t’écoutent pas tes gamins et ils sont mal élevés !  » mon sourire est un peu forcé quand je lui dis merci…

Pas de cabine familliale disponible… on en prend deux. Les aînées me font la joie de se débrouiller et ressortent rapidement en maillot avec leur boule de fringue dans les bras.

Les deux petits se laissent presque faire et hourra ! les maillots sont mis ! (déjà, là, j’ai échappé au pipi pressant pendant le changement de tenue, à la chute en glissant sur le sol mouillé…)

Je me change à mon tour quand la porte s’ouvre, mon fils ayant envie d’aller voir plus loin… Je me retrouve donc les fesses à l’air, au milieu de mon bordel avec mon fils qui se fait la malle sur ce fameux sol ultra glissant !

J’ordonne à l’aînée d’aller le chercher. Sans rechigner, pour une fois, elle me lance sa boule de fringue et pars à sa recherche. J’en profite pour mettre mon maillot en vitesse, tout foutre en vrac dans le sac. Elle revient seule… Heu bon, j’ai plus qu’à l’appeler en criant fort ! La porte du casier d’en face s’ouvre et le p’tit bonhomme en ressort tout sourire… Argh !

Je fourre tout dans le casier avant de me rendre compte que la pièce pour le casier est au fond du sac :(

Je refais la même chose quand une des filles me demande où sont ses lunettes de plongées :(

Tout le monde est enfin sur-équipé, direction la douche, les toilettes, et – enfin – les bassins !

Je découvre ce grand hall, très bruyant avec un tas d’enfants hurlants…

Je ceinture les plus petits, donne le feu vert aux grandes, qui, à mon grand plaisir, savent nager !

Fille n°3 fait des longueurs avec sa planche en me suivant, moi qui ai fils dans les bras. Fils se tortille pour que je le lâche. Ok. Il boit une tasse et recommence le même cinéma. Aurait-il laissé son cerveau au vestiaire ?

« - Mamannnnn, tu peux me montrer comment tu nages ? – Evidement ! » Je suis toujours contente de leur montrer mes talents, genre, je suis au top, alors je me lance ! J’assois fils sur le bord du bassin avec grosses menaces de le dénoncer, s’il bouge de là, au maître nageur. Me voilà partie, je brasse, je crawle, je me la pète grave devant ma fille… et je checke fils quand même… qui est en train de se faire un petit footing sur les grilles au bord de l’eau… argh !!!! Je me rapproche vite du bord et essaye de me hisser sans l’échelle. Outch ! J’ai grossi ou quoi ? Non, c’est mes cheveux mouillés, ça pèse ces trucs-là ! Je me mets à marcher vite, je veux pas me faire engueuler par le chef piscine, et réussi à le rattraper. Je m’accroupis (il paraît que les enfants nous entendent mieux à la même hauteur) et… avant que j’ai le temps de dire quoi que soit, mon fils baisse le regard et dit : « c’est quoi çaaaaa ? » « quoi ? » Je regarde mon entre-jambe qu’il pointe du doigt, et… ha oui, c’est la doublure de mon maillot, je l’ai bien mis à l’envers… me sens rougir, j’ai un peu honte, là, tout de suite… Du coup, pas de dispute, on retourne vite se camoufler dans l’eau… Mince ! Où est fille n°3 ? Haaaa… à l’autre bout, je mets fils sur mon dos et tente de nager pour la rejoindre, sans autre résultat que de couler. Je m’agrippe au bord, et avance comme une demeurée…

J’aperçois n°2 et n°1 qui sautent du plongeoir. Je suis trop fière, trop fière ! Sauf quand elles sautent sur un nageur concentré. Je regarde ailleurs comme si elle n’étaient pas à moi…

Je jette un oeil à la pendule, encore 30 minutes de joyeuse baignade…

Je finis par rassembler tant bien que mal ma troupe qui se plaint qu’on ne reste jamais assez longtemps (1h30)…

Douche, hurlement, savon dans les yeux, habillage avec des fringues humides, faute d’être tombées par terre… J’arrive quand même à me coiffer et m’étaler une crème trouvée au fond du sac. Nous franchissons les portes de sortie. La caissière me regarde bizarrement.

J’attache les enfants dans la voiture et jette le sac dans le coffre. J’ausculte ma tête dans le rétro. La crème était un fond de teint d’été, très foncé. On est en hiver et je suis blanche comme un cul. Les enfants rient de ma tête en me demandant pourquoi je me suis déguisée. Je ris aussi. De ma tête, de ma drôle de vie, de mes enfants qui m’inspirent toutes ces bêtises à raconter.

Pour conclure, non, la piscine, ça n’est pas du tout reposant. Tout ce que je fais avec mes enfants n’est jamais reposant. Mais fait-on des enfants pour se reposer ? Non, moi je voulais des enfants pour remplir ma vie de l’essentiel et c’est réussi ! L’essentiel est partout avec eux.

( 24 octobre, 2014 )

Mes enfants !

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Voilà à peu près trois semaines que la nouvelle est tombée : papa prendra les enfants une semaine pendant les vacances !

Ma première réaction fut  » wouah ! Une semaine, c’est extra long !  » :(

Puis petit à petit, je me suis mise à rêver… parce que le quotidien pour moi, c’est ça :

Debout 7h30, si personne ne m’a réveillé avant. Préparer le petit déj’, débarrasser le p’tit déj’ (le chat rôde…), habiller, laver, coiffer tout le monde, les chausser, marcher un quart d’heure, les déposer à l’école, revenir avec mon fils dans les bras (poussette cassée, pas de sous pour en racheter une), monter les trois étages, faire les lits, ranger le linge qui traine, mettre une machine en route, faire la vaisselle, étendre le linge, passer l’aspirateur, préparer le repas du midi (non, pas des pâtes, des légumes !) mettre la table, récupérer les enfants(le jeudi), même enchainement qu’au p’tit déj’, puis laver par terre, me laver ? préparer un gouter, retourner à l’école, glander au parc (enfin !) et rentrer (re-escalier). repas/vaisselle/aspi, leur faire prendre leur bain, faire les devoirs, lire une histoire, les coucher et plier le linge sec. Fin de journée vers 22h. Après, c’est mon temps à moi… Résumé rapide, plein de petites tâches ingrates s’ajoutent à cette liste…

Alors, ce rêve d’une semaine rien qu’à moi est né… Flâner, faire des grasses mat’, prendre des bains, me balader les mains libres… Voilà trois semaines que j’en rêve ! Le jour tant attendu du départ est là. J’ouvre les yeux et je me sens triste, quel sens à ma vie sans ces amours ? Flâner pourquoi ? Je prépare leur sac avec tristesse… Ils sont ravis de partir. Papa arrive et c’est la fête, on s’étreint, charge la voiture et je me retrouve là, à remonter les marches seule, les bras vides. NON, je kiffe pas…

J’essaye de me remémorer les moments où ils pignent, m’énervent, foutent le bordel… mais ne reviennent que sourires, fous rires, câlins, danses endiablées, soirées dessins animés entassés dans mon lit.

Je ne vois que leurs mains pleines de doigts trempés dans les restes de gâteau, je n’entends que leurs voix animées quand ils jouent tous les quatre, je les vois courir au parc, faire des cabanes avec leurs couettes… et tant de merveilleuses choses que seuls les enfants font…

Alors, certes, je vais profiter de cette semaine, mais seulement parce que je n’ai pas le choix…

Je me souviens d’une pensée que j’ai eu quand ma première fille est arrivée… On dit que les enfants nous rendent plus fort, moi je pense le contraire parce qu’aimer quelqu’un fort comme ça, y mettre toute son âme, ses tripes, c’est aussi se dire que si, un jour, cet enfant vous échappait, rien ne pourrait vous faire aussi mal, vous arracher les tripes et vous fendre le coeur.

Aimer fragilise.

( 8 octobre, 2014 )

Venons-nous du même monde ?

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Ce soir, je m’en allai dormir chez ma copine, j’arrivai vers 21h. Je la trouvai devant un film, dans son lit, entourée de ses enfants. C’était une belle image qui me fit les prendre en photo. J’allai dans la cuisine où m’attendait un délicieux velouté de butternut, ainsi qu’une merveilleuse salade de pomme de terre aux harengs. Le ventre plein, une ambiance familiale pleine d’amour, j’étais au top ! Une bonne douche là-dessus et c’était la perfection niveau humeur… Je me fis une petite place parmi eux. Une douleur au gros orteil apparut soudainement. Je ne m’en souciai pas. Le film se termina, elle coucha ses enfants, je restai là, me sentant un peu de trop… Le petit dernier resta éveillé et elle décida qu’il s’endormirait avec nous devant un autre film (encore ?!). Il s’endormit rapidement et elle aussi… Je regardai la fin du film, à coté de ce petit gars, lové dans les bras de sa mère. Mon ongle refit surface, j’allai à la salle de bain et découvris un ongle incarné que je charcutai sur le champ ! A mon retour au lit, il ne me restait qu’une petite place, je décidai donc de rentrer chez moi afin de ne pas les déranger. Une envie d’écrire, composer, peut-être même me masturber, appuya ma décision. Arrivée chez moi, je coupai mon téléphone et mis mon programme en oeuvre… vers 2h du mat’, mon interphone sonna ! J’allai répondre et entendit une voix d’homme me dire qu’un taxi m’attendait à mon nom. Quelle nana j’avais là ! Complètement folle ! Mon envie de plaisir solo se transforma en une grosse envie d’elle ! Je refis mon sac et go ! J’arrivai devant sa porte, sourire jusqu’aux oreilles, et prêt à tout !

Après cette soirée avec mes enfants, je ne rêvais que de ses bras pour m’endormir… mais mon fils en décida autrement. J’allais devoir attendre qu’il s’endorme alors que mes paupières se faisaient déjà lourdes… Il était là, près de moi, et je n’étais pas disponible, ça m’embêtait mais c’est la vie ! Je me réveillai en sursaut quelques heures plus tard et le cherchai à tâtons dans le lit. Il faisait noir, la télé était éteinte. Je ne trouvai que mon fils que je portai à son lit. Mais où était-il passé ? Je fis le tour de la maison, aucune trace, ni de lui, ni de ses affaires, il avait disparut ! J’essayai de l’appeler sur son portable, répondeur… Je réfléchis à ce qui aurait pu le faire fuir… Je ne m’étais pas levée à son arrivée ? Je ne l’avais pas câliné comme à mon habitude ? J’avais laissé mon fils dans notre lit ? Aurais-je repoussée ses avances dans mon sommeil ? Et puis peu importe la raison, pourquoi ne m’a-t-il pas laissé de mot ? Impossible de retrouver le sommeil, il me fallait une explication ! Non mais il se prend pour qui ? Il vient, mange, se lave et comme je ne suis pas dispo, il se barre sans prévenir ! Sale con d’égoïste ! Je réfléchis à une solution et eurêka ! en trouvai une… Je demandai un taxi à son adresse et précisai au chauffeur de sonner avec insistance ! Je voulais qu’il se réveille et m’appelle ou m’envoie un petit texto ! C’est la moindre des choses quand même ! J’attendis nerveusement, lui envoyai deux texto plein de ma mauvaise humeur, l’insultai au passage pour  cet abandon, bref me défoulai sans retenue. 15 min plus tard, j’étais de plus en plus en rogne qu’il ne m’ait pas réveillée. Un texto m’arriva : « en bas ». Hein ??? Quoi, qu’est-ce qu’il fout là ? Il va voir si on m’abandonne comme ça, en pleine nuit, non mais ho ! C’est quoi ce mec ! Je me lève et réfléchis à mon attaque. En ouvrant la porte, j’ai le visage transformé de colère, prête à tout !

( 20 septembre, 2014 )

Une matinée chez moi :)

Mon réveil sonne à 7h. Quand il a de la batterie. Il ne sonne pas ce matin. J’ouvre l’œil…

7h40 ! Oh putain ! Je saute du lit, prépare le p’tit dèj’, réveille les enfants.

7h45. Ils commencent à déjeuner. Moi je file à la salle de bain, jette un oeil au miroir… mais où est passé mon brushing ? et mon teint de pêche ? et c’est quoi cette odeur qui me suit ? Ah… oui, ça me revient, 3h de sexe intense cette nuit. Lui, il s’est levé apparemment… Une bonne douche me ferait du bien…

7h50. Oh, vite, vite, vite, je n’ai pas le temps, je saute dans un bas de jogging taché de javel (le premier que je trouve), rentre le bas de ma nuisette dedans, enfile un sweat Waikiki (beurk ! c’est vraiment à moi ?) et je sors en trombe pour attraper les enfants, les habiller très très vite. Ca les fait rire, pas moi. Coiffés, chaussés, les dents, on s’en fout pour ce matin et ouf ! Je chope mon téléphone pour voir l’heure et voilà.

8h05. Je claque la porte !

Marche, bus, marche, école, marche, bus, marche… et… mes clés !!! Oh non !!! Mes clés sont restées à l’intérieur ! Bon… zen, j’ai mon portable et Fred a encore les clés de chez moi depuis mon week-end à Paris pendant lequel il a nourrit ma chatte. Allo ? Euh… Fred, tu dors ? J’ai besoin de mon double… Oui, je suis sortie sans les miennes… Dans une heure ? Ok. Ah ça, c’est du pote !

Mais, ça veut dire que moi, qui depuis trois mois soigne mon image, mon style, afin de rencontrer du monde, des voisins, je me retrouve, puante, les cheveux gras, mes fringues les pires et sans le sous à errer dans le quartier avec mon fils qui s’est lui aussi lié à une odeur due à sa couche… Je vais au square, il veut pas jouer, j’ai froid. On retourne en bas de chez nous… Je veux mon lit…

Ah !!! Fred!!! Mon sauveur ! Il me voit et je vois dans ses yeux qu’il cherche si c’est vraiment moi. J’ai l’air « au bout de ma vie » me dit-il ! Oui, je sais, fais comme si j’étais dans mon état normal… s’il te plaît…

Je décroche le premier sourire de ma journée, il me dit que j’ai un truc sur la dent… heuu… il ajoute qu’il plaisante !

Enfin seule, fiston s’est endormi, je me plonge dans un bain rempli d’eau chaude salée aux huiles essentielles…

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Et je me dis que la vie est un régal !

( 19 septembre, 2014 )

X (je ne permets pas à ma famille de lire ce qui suit)

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Partie un peu chaude d’ « Un week-end parisien »…

Il a retiré sa main de ma bouche pour la passer sur ma nuque, fermement, il s’est approché encore plus près, je sentais son cœur battre. Il a doucement léché mes lèvres fermés du bout de la langue, son autre main me massait le bas du dos, le long de la taille de mon jean. Sa langue a forcé l’entrée de ma bouche et s’est enfoncée profondément, a torturé la mienne de caresses, sa main est revenue sur mon menton pour m’ouvrir plus grand la bouche… J’ai du perdre mon cerveau à ce moment… Je n’étais qu’un corps en demande d’un autre corps.

Son torse musclé contre ma poitrine (pas musclé), il a déboutonné mon jean, me l’a glissé sur les chevilles. J’ai senti deux gros doigts rentrés en moi et allez titiller, non pas au hasard comme la plupart des mecs, mais LE bon endroit (oui le point G existe !). Au bout de quelques minutes, j’étais déjà prête à jouir mais il s’est arrêté, m’a demandé si j’étais prête ? Heu… prête à quoi ? Son pouce s’est plaqué contre mon clitoris, l’a massé, écrasé, pendant qu’il reprenait ses petits aller-retours à l’intérieur. J’ai crié. Il m’a pincé un téton. J’ai jouis. Mes jambes se sont dérobées, il m’a mis un coup de rein pour me caler contre le mur, j’étais comme ivre, plus de force, shootée aux endorphines, il a retiré sa main, je ne le voyais toujours pas mais j’ai senti qu’il essuyait celle-ci sur ma chemise ! Beurk ! J’ai repris mon corps en main, bien qu’une partie soit encore endolorie…

( 17 septembre, 2014 )

Week-end parisien !

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C’est tellement drôle cette façon qu’ont les gens de dire « Je vais à Paris » alors qu’ils vont à une heure de Paris !

Là, bah, ce fût le cas. J’ai passé une nuit à Saint-Denis et une nuit à Mallery.

Une soirée mémorable que la deuxième. J’étais invitée pour une fête en petit comité, c’est à dire une dizaine de personnes. Les cheveux fraîchement coupés, un bon ravalement de façade (merci le maquillage) et une tenue qui ne mérite aucun commentaire. Je trouve la porte, le digicode et j’appelle Pépé, qui, malheureusement pour moi, n’entend rien… Bon je poireaute… (bizarre comme mot, du coup je m’imagine en poireau !)

Ha ! Enfin, il entend et me balance « 6ème !!! » Merde, j’ai d’immenses talons aiguilles… Bon, j’étais fraîche et pimpante, j’arrive rouge, suante et essoufflée, sympa…

Salut tout le monde ! La dizaine de potes s’est transformée en vingtaine d’inconnus, fois deux égale 40 bises… Adieu fond de teint !

Après le tour de bises, vient le traditionnel creux de la vague. Que fais-je ? Où me mets-je ? (dans ma famille, on répond la phrase du grand-père, « mets-je toi là et ferme ta gueule ! »)  Je me chope un tabouret, une bière et allume une Philip Moris pour me donner de la contenance. Je papote avec mon voisin, un beau blond aux yeux bleus (depuis quand j’aime les blonds ???). Il est déjà saoul, je ne prend donc pas de pincette pour le demander :  » Tu fais quoi dans la vie A PART ton boulot ? » Il me regarde, ses beaux yeux ont disparus, d’un coup je ne vois plus que sa connerie, il me dit : « Je suis fan de série TV ! » Oh non !!!  Au secours,  je me casse ! D’abord parce que je n’y connais rien, ensuite parce que… je n’y connais rien ! Le voilà qui se lève et me suit… L’ivresse lui donne des ailes, il propose de m’initier aux séries, beurk ! Deuxième au secours, je retrouve enfin un garçon que je connais, lui glisse un « sauve moi », il m’attrape par la taille et, ouf !, beau blond se tire…

- Alors quoi de neuf Lucile ?

- Mes cheveux ?

- Ha ouais, c’est cool !

Deuxième bière, direction toilettes. J’ouvre la porte, je gène ce petit couple qui m’avait l’air tout sage et que je découvre acteurs pornos… Beurk ! M’en fiche, je suis pressée, alors j’entre quand même et m’asseois tranquillement sur le trône ! Ils sont plus mal à l’aise que moi on dirait… Ils se rhabillent, essaient de retrouver un peu de contenance… Moi, je libère ma vessie, eux s’enfuient. Je suis fière de mon action, je pouffe toute seule.

Bière numéro trois accompagnée d’Olivier, ingénieur en je n’sais quoi, brun, grand et fan pratiquant de natation, bref le tiercé gagnant ! Je l’aborde et l’entraîne sur une discussion bateau (honte à moi) : « Tu connais qui ici ? D’où ? Quand ? Comment ? » Le temps passe, un bon feeling entre nous, encore de la bière, un peu de danse et ça y est je suis saoule et saoulée de tout ce monde, je décide de rentrer et de câliner Olivier qui m’a l’air d’un bon coup pour la nuit… Il est ok, chouette !

On appelle un taxi. Le taxi arrive, une fille est déjà dedans mais apparemment on va au même endroit. Olive devant, moi derrière avec cette fille qui a le regard vide, je lui souris, pas de réaction… C’est louche… Bon, Olive papote voiture avec le chauffeur et je me dis qu’il y a un truc bizarre quand je vois dans le coin de mon œil sa jambe trembler… Je regarde franchement ce qu’elle fout, ha bah, non heu… les gars on s’arrête là, il y a un problème ! En fait c’est tout son corps qui tremble !!! Le chauffeur jette un œil et s’arrête direct en warning sur le bord de la route. Je saute de la voiture, bah oui, j’ai juste envie de fuir ! PLS, elle tremble toujours, le chauffeur essaye d’assurer les premiers secours, on flippe grave tous les trois mais Olivier est toujours à sa place, et quoi ??? Il chiale ! Bonjour le courage ! Taximan appelle les pompiers. Mais c’est quoi ce bordel !!! Moi je voulais juste rentrer et coucher avec monsieur pignouf, putain !!! Et non, je me retrouve là, dans le froid, en pleine nuit, Olive qui chiale vraiment en disant « C’est pas moi, j’ai rien fait… » Parce que oui, là, elle bouge plus, aucun signe de vie. Mais ta gueule pleurnichard !!! Mais merde, elle va nous clamser dans les bras cette conne !

Bon, moi aussi je panique et j’ai envie de chialer… Ouf, les pompiers débarquent et la prennent en charge, nous avons le droit à un tas de questions sur ce qu’il s’est passé mais on n’en sait rien ! Lâchez nous!

Ça y est, on peut repartir sauf que moi, j’ai plus envie de ce mec dans mon pieu, on dirait un enfant terrorisé ! Je lui suggère de remettre notre nuit à plus tard parce que c’est bizarre là. Il me regarde, l’air suppliant, et me lâche, « J’ai pas envie de dormir tout seul, j’ai peur… » Et merde de merde, manquait plus que ça ! j’arriverai pas à dire non mais je vois d’ici le garçon à rassurer, à materner, tout ce que je hais! grrrrr….

Allez mon chou, on descend du taxi, non sans avoir claqué la bise au chauffeur. On marche et je me demande comment me débarrasser de lui… Je prend quand même la direction de l’appart’ que ma cousine me prête. Marcher nous fait du bien… J’en profite pour lui demander pourquoi il a pleuré ? Il me répond qu’il est très sensible, que la mort lui fait peur et que ça le saoule d’être si ridicule dans certaines situations alors qu’il en maîtrise parfaitement d’autres… (gros sous-entendu… hummhummm) Je ne sais plus quoi penser de lui ? Il ajoute qu’il est à fleur de peau en ce moment, la crise de la trentaine… gningningnin… Je décroche et pars dans mes pensées… et si je le semais ? Et pourquoi j’ai pas plutôt embarqué ce beau roux aux yeux bleus qui me faisait du charme ? Ou pourquoi je suis pas rentrée seule pour une fois ? C’est vrai que je devine le corps de rêve d’Olivier, mais est-ce suffisant ?…

Et puis, mais ! il est ou ce con ? Je me retourne, rien ! Mais c’est quoi cette soirée là ! Putain je me tire ! Rhoooo mais non je suis curieuse, il est où ? Je fais demi-tour et je me rends compte qu’il est très tard, que je ne suis pas dans une banlieue calme et que je suis seule… brrr je flippe… HAAAAAA !!!!!!! Une main m’attrape le bras, me tire sous un porche ! Au secours !!! mummmmmm ! Sa main se colle sur ma bouche et tout mon corps est pressé contre le mur. A ce moment, son front contre le mien, je reconnais l’odeur d’Olivier, je ne vois rien, mais sa voie chaude confirme mon idée. « Certes, il m’arrive de pleurer, je vois dans tes yeux que tu m’as déjà catalogué comme tel mais sache, ma belle, que tu vas me trouver autre chose comme qualité ! » Oups ! j’ai rien dit, rien pensé, j’hésitais entre avoir peur ou envie… On était là, dans le noir, le souffle chaud… Sa main toujours sur ma bouche, son corps taillé contre le mien (pas taillé du tout !) et oui il a du sentir que j’étais ok… et je l’étais.

(Le détail dans article X)

30 minutes plus tard, je me rhabillai après qu’il se soit écarté de moi. J’étais pleine d’endorphine et maintenant je voulais bien un câlin, je l’ai vu dans la lumière de la rue où il était retourné. Il a lancé un « A bientôt p’tite salope » et il est parti ! Héééé reviens ! Merde j’ai encore les seins à l’air… Je reboutonne tout ça et ne le vois plus… Il se prend pour qui ??? Non mais oh, c’est quoi ce mec, faut que j’appelle pépé demain… Rhoooo je rentre contrariée du coup, il a gâché tout le plaisir qu’il m’a donné ! En me déshabillant, je découvre sa carte de visite dans ma poche… mouais… on verra demain… C’est vrai qu’il a une très bonne connaissance du corps féminin et encore ça n’était que des préliminaires… Je dors…

Je ne me suis pas couchée ivre, pourtant, en ouvrant les yeux, j’ai comme une gueule de bois, j’essaye de refaire la soirée, une folle soirée! Je sors du lit, me prend les pieds dans le tapis, et me retrouve le nez au sol contre ce ptit bout de papier : « si tu veux aller plus loin, appel moi 0663006671″

Tout en préparant mon café, je me dis que je rentre à lyon ce soir, que je n’ai rien de prévu et qui, peut-être, je pourrais l’appeler…

Bip bip texto » bonjour, la jeune fille d’hier soir est sauvée, abus de drogue. » bon, c’est déjà ça de bon dans cette nouvelle journée!

Bip bip texto « salut, c’est pépé, tu es bien rentrée? Gaspar, le mec roux, me demande ton numéro, c’est ok? »

heu… bah oui hein, faut pas perdre d’occasion d’élargir ses connaissances…

Direction la douche pour avoir les idées claires…et…. surprises! feu rouge! le choix s’impose pour mon rencard du jour, ce sera Gaspar et pas de sexe!

Je sors, laisse les clés dans la boite aux lettres, gâche mes jolies frusques avec mon sac à dos et choisit de me rendre à la tour Eiffel pour alimenter mon facebook en photo. Pas envie de taxi aujourd’hui… donc RER et métro m’emmèneront! Il est dix heure, je regarde le paysage défilé. Une bande de trentenaires entre dans la ram, visiblement éméchée et en fin de nuit blanche. Ils envahissent la moitier du wagon.Lun d’entre eux sort une guitare, pendant que les autres se mettent à chanter du Aznazour…Ils respirent l’amitié et le bonheur, j’voudrais bien me joindre à eux, mais je sens qu’ils sont tellement en osmose, que les les autres n’exite pas pour eux en cet instant.Il font du bien à regarder…

Je descend à concorde pour marcher un peu…

bipbip texto:  » Salut, c’est Gaspar, je t’ai aperçu hier, je suis disponible aujourd’hui, ça te dit de passer un moment dans un coin de paradis? »  » donne moi l’adresse, j’arrive! »

Que c’est bon cette liberté!Pas de temoin, être inconnu dans une ville, faire ce qu’il me vient, sans réfléchir…

Je pense quand même à Olivier alors je lui envoie: « Je ne te définie pas comme un pleurnichard, pas non plus comme un super coup, je te défini comme bizarre! »

bip bip texto  » 14, montée des carmélites, Paris »

Je cède à la facilité du taxi, tant pis pour les photos! Assise confortablement dans cette belle voiture, j’écoute cette chanson qui passe à la radio:

Je suis casse couille, parait-il?

moi, ce que je veux, c’est partager ma couche,

Tu me trouve peut-être futile,

Moi, ce que j’aime, c’est manger ta bouche,

Alors quand tu me dis que tu viens pas,

C’est sûr, je perd la raison,

Quand tu m’dis que tu veux pas,

C’est évident, j’pète les plombs!

L’amour, ça te va bien,

Moi, c’est la passion qui m’envahie,

Amoureux est un mot qui ne vaut rien?

Pourtant, c’est ce que je vis!

Alors, casse couille, c’est probable,

Mais ne te plait-il pasd’être tant désiré?

Et quand c’est toi qui pète un cable,

Que fais-je d’autre que te rassurer?

Etre un couple, c’est difficile,

Mais encore pire, vivre une idylle!

 

Trente minutes plus tard, j’y suis, je crois bien que c’est chez lui…Mais ça n’a rien d’un paradis. Une façade grisâtre qui s’éffrite,; une vieille porte en fer et pas de sonnette!C’est le seul bâtiment de la rue n’ayant qu’un étage.Je frappe…la porte s’ouvre. Je le reconnais tout de suite. Des cheveux pas si roux, de magnifiques yeux bleu. Il porte une chemise assortie à ses yeux, bien coupé. Un pantalon de lin beige, retroussé aux chevilles et les pieds nus, se tenant bien droit sur un sol en grand pierre plate comme dans les églises.

On se fait la bise avec un sourire amusé, il m’invite à entrer

 

( 10 septembre, 2014 )

Un fauteuil club

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Nous voilà partis, nous avons mis nos plus beaux vêtements, les plus classes, costume pour lui, robe noir moulante et talon haut pour moi. Des tenues qui, nous le savons, sont les plus sexy aux yeux de l’autre.

Nous voilà partis, des billets plein les poches, le monde à nos pieds, le soleil levé…

Enfin, le voilà, notre premier achat sera lui, un beau fauteuil club ! Une place, non pas un deux places pour s’affaler l’un près de l’autre mais un une place pour prendre soin de celui qui s’y calera. Un objet banal aux yeux de tous mais qui signifiera toujours le premier sentiment que nous avons eu l’un pour l’autre, le désir, perturbant, chavirant de ce long regard au premier au revoir…

On le découvre, on le caresse, on ne se regarde pas, en tout cas moi, je fuis tes beaux yeux, nous sommes dans un lieu publique, cette belle boutique, et je me sentirais nu, si je le faisais.

Tu t’y assois, j’ai le ventre brûlant, je t’imagine, pour les jours à venir, un verre de Baileys à la main, dans ta maison de campagne… d’autres images se bousculent, indécentes…

C’est ok, ce sera celui-là ! Tu sors ta liasse, on repart avec.

Comme promis, on le porte tous les deux, on le charge dans la voiture, et on roule sans rien dire, une chanson de ton choix défile…

Arrivés à ton adresse, il y a un ascenseur mais non, on prend l’escalier… jusqu’au quatrième, concentrés, malgré ta veste, malgré mes talons.

Tu ouvres la porte, nous y sommes, quelques essais et ce fauteuil club trouve sa place.

Je t’y pousse sans douceur afin d’y réaliser mes fantasmes, te voir là, Homme, beau, fort, viril, parfait, prêt à recevoir mes plus chaudes envies… Je desserre ta cravate sans quitter ton regard. Sans un mot, je te retire tes chaussures mais te laisse tes chaussettes afin que tu n’aies pas froid aux pieds, aucun désagrément ne doit gâcher ce qui va suivre….

La suite, ça vous tente ?

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