( 10 septembre, 2014 )

Un fauteuil club

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Nous voilà partis, nous avons mis nos plus beaux vêtements, les plus classes, costume pour lui, robe noir moulante et talon haut pour moi. Des tenues qui, nous le savons, sont les plus sexy aux yeux de l’autre.

Nous voilà partis, des billets plein les poches, le monde à nos pieds, le soleil levé…

Enfin, le voilà, notre premier achat sera lui, un beau fauteuil club ! Une place, non pas un deux places pour s’affaler l’un près de l’autre mais un une place pour prendre soin de celui qui s’y calera. Un objet banal aux yeux de tous mais qui signifiera toujours le premier sentiment que nous avons eu l’un pour l’autre, le désir, perturbant, chavirant de ce long regard au premier au revoir…

On le découvre, on le caresse, on ne se regarde pas, en tout cas moi, je fuis tes beaux yeux, nous sommes dans un lieu publique, cette belle boutique, et je me sentirais nu, si je le faisais.

Tu t’y assois, j’ai le ventre brûlant, je t’imagine, pour les jours à venir, un verre de Baileys à la main, dans ta maison de campagne… d’autres images se bousculent, indécentes…

C’est ok, ce sera celui-là ! Tu sors ta liasse, on repart avec.

Comme promis, on le porte tous les deux, on le charge dans la voiture, et on roule sans rien dire, une chanson de ton choix défile…

Arrivés à ton adresse, il y a un ascenseur mais non, on prend l’escalier… jusqu’au quatrième, concentrés, malgré ta veste, malgré mes talons.

Tu ouvres la porte, nous y sommes, quelques essais et ce fauteuil club trouve sa place.

Je t’y pousse sans douceur afin d’y réaliser mes fantasmes, te voir là, Homme, beau, fort, viril, parfait, prêt à recevoir mes plus chaudes envies… Je desserre ta cravate sans quitter ton regard. Sans un mot, je te retire tes chaussures mais te laisse tes chaussettes afin que tu n’aies pas froid aux pieds, aucun désagrément ne doit gâcher ce qui va suivre….

La suite, ça vous tente ?

( 9 septembre, 2014 )

Passion, quand tu nous tiens ! (le 15 août 2014)

Dans ma vie, je contrôle, mes relations, ma maison, dans tous ses recoins, pas de choses cachées, inexplorées, mes relations, pas de conversations qui ne me plaisent pas, je les mène où je veux qu’elles aillent, les sujets abordés, les sous-entendus, ce que je veux que les autres pensent de moi, ce que je veux qu’ils sachent ou pas.

Avec lui, rien ne fonctionne, je ne contrôle pas, je ne l’ai pas rendu fou amoureux comme d’autres, il ne se soumet pas à mes désirs, il est résistant.

Ses pensées sont libres, il ne me désire pas au doigt et à l’œil, ne me veux pas toujours et partout, je ne sais pas deviner ses réactions, je ne connais pas ses sentiments à mon égard, il garde ses autres plaisirs comme avant moi, je ne passe pas au premier plan.

Au début, il était plutôt timide, je me suis dis, à l’aise, c’est dans la poche ! Mais plus les jours passent et plus je rame… Sa virilité s’affirme, mon amour croît. Ce mec évolue vers mon idéal, me rend dingue de désir, et je me perds.

Ses gestes me font frissonner, la manière dont il tient son téléphone, sa façon de mettre sa cigarette entre ses dents, sa façon de conduire, de boire, de parler aux autres, d’affronter ceux qui le font chier.

De me remettre à ma place, de me retourner mes arguments…

C’est frustrant, fatiguant, épuisant de ne jamais savoir de quoi demain sera fait.

La passion s’éternise, est-ce lié ? Est-ce lui le Fameux des livres de contes ?

La facilité n’est pas le premier argument de notre relation, c’est peut-être même le dernier, et pour lui, et pour moi.

Sa façon de me tenir la bouche pour m’embrasser, d’être gentleman, mais juste assez pour me garder en haleine, des petites attentions, pas de grands élans amoureux comme il me mettrait un appât devant la bouche sans jamais me le donner et j’avance de plus en plus. Non pas qu’il veuille m’attraper, tout ça est inconscient de sa part, il est sincère, ne calcule pas, il n’a pas besoin de moi. Moi oui.

( 9 septembre, 2014 )

D’idées en idées, un fil de pensée (réalité ou fiction, là n’est pas la question !)

Il avait l’air sérieux, presque coincé, pas du tout mon genre, son côté bien sapé, sa coupe presque « la raie sur le côté »…

Il s’est levé, il a pris sa guitare, y a collé des petits bouts de papier plein de salive, sans gêne, pas mal à l’aise et il a chanté !

Fin, applaudissements, il fallait que je lui parle. Je ne sais plus vraiment ce qu’on s’est dit mais je sais exactement comment son regard m’a troublé, moi qui ai le monopole de la drague, le contrôle de mes relations, me voilà réduite à une midinette sans conversation, à baisser les yeux, à rougir bêtement…pffff je déteste !

Quelques semaines, mois ? plus tard, rien n’a changé, il me regarde et je perds pied.

A tout ça, revers de médaille… Cet homme n’est pas libre, ou plutôt si ! Il est tellement libre que jamais je n’arriverais à le garder dans ma cage, si dorée soit elle. Je me demande à chaque rendez-vous si c’est le dernier…

Je veux passer tout mon temps avec lui, mais qu’il garde ses passions, je veux être à son bras à chaque ballade mais goûter aux joies de se faire draguer, je voudrais vivre avec lui mais ne jamais connaître la routine, je voudrais tout partager mais garder mon chez moi…

De mes trente ans, je tire des leçons, pas tout, pas tout de suite, ne pas s’étouffer.

C’est triste de ne pas se laisser aller à nos envies, je préfère toujours courir et tomber que passer ma vie à marcher, mais plus les années passent et plus je me sens seule dans ce cas.

Tout vivre, tout rire, tout goûter pour n’avoir aucun regret, mais non ! La raison, l’éducation, l’entourage social, on doit suivre, préserver le jugement, réfléchir à ses propos sous peine d’être rejeté, marginalisé ou pire pour moi, moqué. J’aime les autres, leur jugement est important pour moi alors je me modère, me tempère afin d’être au plus près de leurs attentes.

On ne peut jamais être vraiment sincère, ni dans le compliment, ni dans la critique, encore moins dans notre ressenti !

Pourquoi ne pas choisir de s’ouvrir ? Dire toutes ces petites choses qui nous émeuvent et que nous ne partageons pas ?

Un « laissez aller » d’émotion, j’en suis consciente, sans queue ni tête pour être spontanée, un sentiment que j’adore. Mais stop à la réflexion, vivons !

( 9 septembre, 2014 )

Au square, église de Montchat, Lyon (non daté)

L’air est chaud, le vent est absent.

Mes deux grandes filles font du roller pendant que les deux plus petits se rafraîchissent longuement sous le robinet communal… cheveux, vêtements, tout y passent !

La ville est calme, les habitants sont en vacances, au travail ou enfermés chez eux pour se protéger de cette chaleur, moi non.

J’aime cette chaleur, on croirait une caresse sur la peau.

Une chaleur qui appelle le « zen », pour ne pas suer, rester calme, ralentir…

Ecouter mes enfants jouer, rire, glousser.

Le bonheur est dans l’instant, là, tout de suite. Pas de pleurs. Pas de dispute. Pas de cris. Pas de larme.

Je ne travaille pas, pas d’horaire, je me sens libre, confiante, la vie est douce…

( 9 septembre, 2014 )

Aucune idée du sens de ce blog…

Afin d’organiser ma nouvelle vie, je me suis acheté un petit carnet, et entre listes de choses à faire, de numéro à contacter, je me suis laissée aller à mes pensées… les premiers articles ne sont donc pas du jour mais ça viendra !

Le 6 juillet 2014,

Comme prévu, comme prédit, contrecoup flagrant d’un grand changement… Après plusieurs mois de « bourre dans le tas », la pression descend, j’ai le temps de réfléchir aux décisions prises. Aucun regret n’apparaît mais la solitude est maîtresse.

Seule avec quatre enfants, où se construit-on une vie ? Quand ? Comment ?

Je dois apprendre à être heureuse seule, je n’y suis jamais arrivée jusque-là, je dois persister ou bien n’est-ce pas seulement dans ma nature, la solitude ?

Avoir un amoureux, c’est génial mais une présence quotidienne ne serait-elle pas plus bénéfique ?

Je ne dois pas m’emporter, le travail et l’école m’apporteront satisfaction dans les relations mais en attendant, je fais quoi ? Mes journées brillent par l’ennui que j’éprouve…

Mes enfants vont bien, mais les jours passent sans but, je me lève sans projet, ce que je voudrais faire me demande du temps seule que je n’ai pas, ou de l’énergie que je n’ai plus tant je l’ai cramée ces derniers temps.

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