( 13 septembre, 2016 )

L’idéal n’est plus

C’était une journée médiocre comme je les hais. Tous les mots avaient été réfléchis. Toutes les attitudes contrôlées, maîtrisées pour ne pas heurter l’autre. Fatigués des disputes, voilà qu’on se met à être con.

Toute ma honte, ma haine à ne jamais être ce couple bien élevé me revient en pleine face.

Incapable de s’égorger, mais incapable de s’étreindre, dans le juste milieu, la belle image. Ma hantise !

 

Je veux passion chaque jour ou rien. La médiocrité n’a pas sa place en amour. Mon cœur doit vibrer, mon ventre s’émouvoir.

Les regards doivent être intenses, appuyés, parlants. Les frôlements doivent être ressentis comme les prémices d’un plus.

Tout ne doit être que préliminaire, intense à l’intérieur, léger à l’extérieur. L’amour se vit à chaque instant, le sensualité dans chaque geste.

L’amour n’est pas, l’humour n’est plus, la complicité a fui… persiste peut-être la tendresse, ce dernier sentiment avant la fin ?

Agir comme toi, fuir, s’enivrer de substances assommantes pour ne plus penser, ne plus souffrir, éteindre cette boule douloureuse qui s’immisce dans mon ventre affectif, celui des douleurs qui ne se guérissent que par la folie de la passion, de l’amour sans plafond. Sentir ses membres se diluer, ses pensées se mélanger, être insensible au cœur qui saigne.

Quand la cerise originale tombe, et qu’il ne reste que ce banal gâteau…

Je suis anéantie, comment retrouver ma joie…

Un jour, un homme me parlait de sa compagne, et m’affirma qu’il l’avait choisi. Moi, passionnée affranchie, criais au scandale!

Non, tu ne choisis pas, tu aimes sans contrôle!!! Et bien si, avec un grand calme, il m’expliqua que la passion lui était tellement dévorante quand elle lui tombait dessus, qu’il préférait s’en tenir éloigné et aimer moins fort mais sereinement.

Ça m’a effrayé.

Bien que je voie la souffrance qui me ronge ce jour, je garde le cap de mes idées, parce que la vérité, c’est que je n’ai pas sa force. Je suis incapable de choisir, mon cœur et mon corps me guident à chaque instant pour tout et tout.

Où sont ces jours où l’on pouvait se regarder, et que cela suffise à nous rendre heureux ?

Pourquoi tant d’importance au banalité du commun ? Je ne veux pas croire que je fasse partie de cette façade mortelle, je veux du vrai, de l’intense, pas de ce faible amour, je voulais de la folie, de l’exceptionnel. Un joyeux bordel !

Mais nous tombons dans la facilité des futilités.

Ce jour, la vie, l’amitié a repris le dessus, des âmes amicales sont entrées…

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