( 13 septembre, 2016 )

Désir en berne, amour en perte, cœur à la dérive

Chaque jour, ton corps près de moi, se pose, passe, me frôle…

Chaque jour, du désir fugace ou tenace, se pose, passe, me frôle…

Et vient celui où tu me dis que non, tu ne le sens plus, ton désir s’est envolé, il s’est consumé, consommé dans le brasier de nos disputes. Cette nouvelle me laisse pétrifiée, sans mot, sans arme.

Comment ne m’en suis-je pas rendu compte, comment ai-je pu passer à coté ?

Peut-on raviver un désir éteint quand celui-ci est parti, non pas pour des raisons physiques et superficielles, je ne parle pas du désir du corps mais du désir de l’être entier, ce désir lié à l’amour.

Si celui-ci disparaît, que faire ? Je suis la même qu’avant en apparence, mais si mon être ne t’atteint plus… Je suis sans arme, détruite et impuissante, je ne suis pas capable d’aimer platoniquement, je ne veux pas être aimer platoniquement.

Dans quel autre endroit que le plaisir des chairs puisse-t-on se sentir si vivant, si connecté?

Où retrouver la complicité qui nous liait ?

Notre amour était-il si futile pour s’étioler si vite ?

Y avait-il un si grand décalage dans nos ressentis ?

Comment admettre que j’étais seule dans la barque quand je pensais t’y voir ?

 

Je m’étais promis que ma jovialité, personne ne l’atteindrait. J’ai perdu. Aujourd’hui, un peu plus de ma naïveté s’est envolée. Ma confiance s’est craquelée. Comment m’aimer si tu ne m’aimes pas ? Sur quel horizon mon regard doit-il se poser si ce n’est le nôtre ? Sans toi, où vais-je ? Mon cœur saigne, mon corps est vide.

Je garderai ma carapace et ma façade tiendra le choc, mais à l’intérieur, c’est ce calme qui précède une tempête.

Se sentir rejeté est dégradant.

Tenter une approche m’est impossible, un refus m’anéantirait. Les jours passent, je n’arrive pas à penser à autre chose qu’a toi. Toi, qui n’est pas mien ce jour. Le seras-tu à nouveau ?

J’ai peur que tu ne me laisses de côté trop longtemps et que mon cœur vagabonde lui aussi vers d’autres corps. J’aime, si je suis aimée, mais je n’aimerais pas longtemps sans réciprocité.

Mon cœur est simple et logique, tout ou rien, entier, à prendre ou à laisser.

Je ne sais plus te regarder, j’ai peur, je me sens maladroite, mal à l’aise, dénuée de charme, tous les atouts dont je pensais être dotée sont remis en question, le doute est mon seul ressenti.

 

Je suis fatiguée, rouillée, usée.

La vie est parfois salope, elle te donne, te reprend, te ballote sans que tu ne saches pourquoi. Des jours, tout est clair et limpide, et d’autres c’est le néant, ton cerveau est brouillon, ton corps est coton.

 

Comment arrive l’infidélité, de mon point de vue… Aux premiers signes, tu as faim. Tu imagines ce que tu pourrais manger de meilleur, ton envie est précise. Mais tu cherches ce truc précis et il n’est pas disponible, rien ne se passe comme tu voudrais, alors tu te mets à chercher autre chose, la faim grandit, t’obsède et vient un moment où tu mangeras le premier truc qui te tombe sous la main, tu le mangeras avec un vrai appétit, avec gourmandise, alors que ce n’était pas du tout ton envie première…

Je fais partie des faibles infidèles déviant de nos objectifs premier dès que notre corps prend le dessus sur notre cerveau, dès que la difficulté nous assaille, afin de trouver le réconfort nécessaire pour ne pas couler…

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