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( 24 novembre, 2014 )

Plouf !

piscine1

Vendredi soir, fin de semaine un peu chargée, je suis crevée mais je décide d’emmener mes enfants à la piscine. Un ami m’appelle et me dit : « Ah ! Bonne idée, ça va te faire du bien, la piscine ! »

Hein ??? Non ! Nous n’avons pas la même façon de voir la piscine. Faut quand même que je te raconte !

Déjà, le sac ! Pas un sac à dos, hein, c’est trop petit ! 5 maillots, serviettes, bonnets, lunettes et des sous-vêtements propres !

Je sors de chez moi avec LE sac Ikéa, pas maquillée, mon sac à main, plus de mains pour tenir les enfants et déjà une violente douleur à l’épaule se fait sentir quand j’arrive à la voiture. Attacher tout le monde, charger ce putain de sac et allez, je m’accroche un smile à la face et démarre !

Quelques dix minutes plus tard, je me gare, mal. Les enfants sautent de la voiture pendant que je récupère le sac. Le petit dernier manque de se faire écraser par une mamie qui recule… Argh !

On arrive à la caisse, les enfants ont déjà passé la barrière alors que je n’ai pas encore fini de régler… J’essaye de les appeler sans crier comme une folle et du coup, sans résultat… La caissière me regarde avec cet air : « mauvaise mère, ils t’écoutent pas tes gamins et ils sont mal élevés !  » mon sourire est un peu forcé quand je lui dis merci…

Pas de cabine familliale disponible… on en prend deux. Les aînées me font la joie de se débrouiller et ressortent rapidement en maillot avec leur boule de fringue dans les bras.

Les deux petits se laissent presque faire et hourra ! les maillots sont mis ! (déjà, là, j’ai échappé au pipi pressant pendant le changement de tenue, à la chute en glissant sur le sol mouillé…)

Je me change à mon tour quand la porte s’ouvre, mon fils ayant envie d’aller voir plus loin… Je me retrouve donc les fesses à l’air, au milieu de mon bordel avec mon fils qui se fait la malle sur ce fameux sol ultra glissant !

J’ordonne à l’aînée d’aller le chercher. Sans rechigner, pour une fois, elle me lance sa boule de fringue et pars à sa recherche. J’en profite pour mettre mon maillot en vitesse, tout foutre en vrac dans le sac. Elle revient seule… Heu bon, j’ai plus qu’à l’appeler en criant fort ! La porte du casier d’en face s’ouvre et le p’tit bonhomme en ressort tout sourire… Argh !

Je fourre tout dans le casier avant de me rendre compte que la pièce pour le casier est au fond du sac :(

Je refais la même chose quand une des filles me demande où sont ses lunettes de plongées :(

Tout le monde est enfin sur-équipé, direction la douche, les toilettes, et – enfin – les bassins !

Je découvre ce grand hall, très bruyant avec un tas d’enfants hurlants…

Je ceinture les plus petits, donne le feu vert aux grandes, qui, à mon grand plaisir, savent nager !

Fille n°3 fait des longueurs avec sa planche en me suivant, moi qui ai fils dans les bras. Fils se tortille pour que je le lâche. Ok. Il boit une tasse et recommence le même cinéma. Aurait-il laissé son cerveau au vestiaire ?

« - Mamannnnn, tu peux me montrer comment tu nages ? – Evidement ! » Je suis toujours contente de leur montrer mes talents, genre, je suis au top, alors je me lance ! J’assois fils sur le bord du bassin avec grosses menaces de le dénoncer, s’il bouge de là, au maître nageur. Me voilà partie, je brasse, je crawle, je me la pète grave devant ma fille… et je checke fils quand même… qui est en train de se faire un petit footing sur les grilles au bord de l’eau… argh !!!! Je me rapproche vite du bord et essaye de me hisser sans l’échelle. Outch ! J’ai grossi ou quoi ? Non, c’est mes cheveux mouillés, ça pèse ces trucs-là ! Je me mets à marcher vite, je veux pas me faire engueuler par le chef piscine, et réussi à le rattraper. Je m’accroupis (il paraît que les enfants nous entendent mieux à la même hauteur) et… avant que j’ai le temps de dire quoi que soit, mon fils baisse le regard et dit : « c’est quoi çaaaaa ? » « quoi ? » Je regarde mon entre-jambe qu’il pointe du doigt, et… ha oui, c’est la doublure de mon maillot, je l’ai bien mis à l’envers… me sens rougir, j’ai un peu honte, là, tout de suite… Du coup, pas de dispute, on retourne vite se camoufler dans l’eau… Mince ! Où est fille n°3 ? Haaaa… à l’autre bout, je mets fils sur mon dos et tente de nager pour la rejoindre, sans autre résultat que de couler. Je m’agrippe au bord, et avance comme une demeurée…

J’aperçois n°2 et n°1 qui sautent du plongeoir. Je suis trop fière, trop fière ! Sauf quand elles sautent sur un nageur concentré. Je regarde ailleurs comme si elle n’étaient pas à moi…

Je jette un oeil à la pendule, encore 30 minutes de joyeuse baignade…

Je finis par rassembler tant bien que mal ma troupe qui se plaint qu’on ne reste jamais assez longtemps (1h30)…

Douche, hurlement, savon dans les yeux, habillage avec des fringues humides, faute d’être tombées par terre… J’arrive quand même à me coiffer et m’étaler une crème trouvée au fond du sac. Nous franchissons les portes de sortie. La caissière me regarde bizarrement.

J’attache les enfants dans la voiture et jette le sac dans le coffre. J’ausculte ma tête dans le rétro. La crème était un fond de teint d’été, très foncé. On est en hiver et je suis blanche comme un cul. Les enfants rient de ma tête en me demandant pourquoi je me suis déguisée. Je ris aussi. De ma tête, de ma drôle de vie, de mes enfants qui m’inspirent toutes ces bêtises à raconter.

Pour conclure, non, la piscine, ça n’est pas du tout reposant. Tout ce que je fais avec mes enfants n’est jamais reposant. Mais fait-on des enfants pour se reposer ? Non, moi je voulais des enfants pour remplir ma vie de l’essentiel et c’est réussi ! L’essentiel est partout avec eux.

( 24 novembre, 2014 )

Pensées du matin

Faire des choix, croire qu’on y a le droit,

Ou se laisser vivre et la vie choisir,

Peu importe ce qu’on décide,

Si la vie heureuse on veut, on y arrive.

 

Tout larguer sans se retourner,

Tout lâcher sans s’accrocher

Et ne jamais revenir,

Les flots nous emportent sans s’arrêter…

( 24 novembre, 2014 )

Lettre à mes sœurs… (bon anniversaire Laura !)

J’étais là la première, je n’en ai pas toujours été ravie mais j’ai la chance d’avoir des souvenirs que vous n’avez pas !

Pendant plusieurs années, nos échanges étaient faits de fous rires, de disputes, de jeux interminables, de franches bagarres, d’inventions farfelues (descentes d’escalier en matelas !). Nous étions égoïstes à trois mais solidaires face à nos parents.

Je me souviens avoir lu tous tes journaux, Fanny. Je me souviens t’avoir écouté jouer seule des heures, Laura (comme ma fille Romy).

Je me souviens avoir fait le pitre pour vous faire rire.
Je me souviens avoir inventé des histoires pour que vous m’admiriez.
Je me souviens avoir déclenché des disputes par jalousie de votre bonne entente.
Trois c’est dur comme chiffre !

Plus tard, j’ai souffert quand vous alliez mal, j’ai eu des journées ensoleillées par vos bonnes nouvelles.

Aujourd’hui, c’est sûr, on se voit rarement, les moments ensembles sont de faible quantité, mais de tellement grande qualité.

On se regarde, on se comprend. Une complicité à toute épreuve, une compréhension instantanée et surtout, un humour qui nous est propre.

Nous avons chacune des meilleurs amis, des potes hors pair, mais jamais ce lien ne pourra être égalé.

Quand nos relations ont été difficiles, je défendais le fait que les liens de sang ne rendaient pas l’amour évident, et bien je le soutiens toujours. Parce qu’aujourd’hui, je peux affirmer aisément, que même si nous n’étions pas sœurs, vos qualités respectives font de vous deux réunies, une personne parfaite. Et vos défauts réunis font que vous n’êtes pas l’ennui de la perfection.

Le meilleur dans tout ça, c’est que plus je vieillis, plus je vous aime et mieux nous échangeons. J’attends une chose qui m’aurait paru aberrante il y a quelques années encore, des vacances rien que nous trois!

Je dois quand même avouer que j’ai été la plus méchante, la plus peste de nous trois, et à trente ans, il est tant que je vous présente mes excuses pour toutes ces petites crasses.

Fanny, Laura, pardon pour mes mots blessants,

Fanny, Laura, merci d’être là.

Je vous aime d’un amour spécial, incomparable et infini.

Lucile

( 24 novembre, 2014 )

Ha, ha, ha !!!

En ce jour joyeux, comme tant d’autres, voilà ma grand-mère qui m’appelle pour me dire que ma réputation est mauvaise dans un certain milieu !

Alors, bon, en soit, je m’en fiche. Mais pour apaiser ma chère grand-mère, me voilà contrainte d’avouer que certaines scènes racontées en ce lieu sont de pures fictions sorties de mon imagination !

Avis aux lecteurs fragiles : lisez tout ceci avec un certain recul, gardez bien en tête ce que vous connaissez de moi, et ne jugez pas hâtivement !

Et comme j’ai une grande tendance à la positivité, je suis ravi d’apprendre que je suis lue par autant de personnes !

Lucile

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