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( 24 octobre, 2014 )

Mes enfants !

2014-07-23 17.15.26

Voilà à peu près trois semaines que la nouvelle est tombée : papa prendra les enfants une semaine pendant les vacances !

Ma première réaction fut  » wouah ! Une semaine, c’est extra long !  » :(

Puis petit à petit, je me suis mise à rêver… parce que le quotidien pour moi, c’est ça :

Debout 7h30, si personne ne m’a réveillé avant. Préparer le petit déj’, débarrasser le p’tit déj’ (le chat rôde…), habiller, laver, coiffer tout le monde, les chausser, marcher un quart d’heure, les déposer à l’école, revenir avec mon fils dans les bras (poussette cassée, pas de sous pour en racheter une), monter les trois étages, faire les lits, ranger le linge qui traine, mettre une machine en route, faire la vaisselle, étendre le linge, passer l’aspirateur, préparer le repas du midi (non, pas des pâtes, des légumes !) mettre la table, récupérer les enfants(le jeudi), même enchainement qu’au p’tit déj’, puis laver par terre, me laver ? préparer un gouter, retourner à l’école, glander au parc (enfin !) et rentrer (re-escalier). repas/vaisselle/aspi, leur faire prendre leur bain, faire les devoirs, lire une histoire, les coucher et plier le linge sec. Fin de journée vers 22h. Après, c’est mon temps à moi… Résumé rapide, plein de petites tâches ingrates s’ajoutent à cette liste…

Alors, ce rêve d’une semaine rien qu’à moi est né… Flâner, faire des grasses mat’, prendre des bains, me balader les mains libres… Voilà trois semaines que j’en rêve ! Le jour tant attendu du départ est là. J’ouvre les yeux et je me sens triste, quel sens à ma vie sans ces amours ? Flâner pourquoi ? Je prépare leur sac avec tristesse… Ils sont ravis de partir. Papa arrive et c’est la fête, on s’étreint, charge la voiture et je me retrouve là, à remonter les marches seule, les bras vides. NON, je kiffe pas…

J’essaye de me remémorer les moments où ils pignent, m’énervent, foutent le bordel… mais ne reviennent que sourires, fous rires, câlins, danses endiablées, soirées dessins animés entassés dans mon lit.

Je ne vois que leurs mains pleines de doigts trempés dans les restes de gâteau, je n’entends que leurs voix animées quand ils jouent tous les quatre, je les vois courir au parc, faire des cabanes avec leurs couettes… et tant de merveilleuses choses que seuls les enfants font…

Alors, certes, je vais profiter de cette semaine, mais seulement parce que je n’ai pas le choix…

Je me souviens d’une pensée que j’ai eu quand ma première fille est arrivée… On dit que les enfants nous rendent plus fort, moi je pense le contraire parce qu’aimer quelqu’un fort comme ça, y mettre toute son âme, ses tripes, c’est aussi se dire que si, un jour, cet enfant vous échappait, rien ne pourrait vous faire aussi mal, vous arracher les tripes et vous fendre le coeur.

Aimer fragilise.

( 8 octobre, 2014 )

Venons-nous du même monde ?

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Ce soir, je m’en allai dormir chez ma copine, j’arrivai vers 21h. Je la trouvai devant un film, dans son lit, entourée de ses enfants. C’était une belle image qui me fit les prendre en photo. J’allai dans la cuisine où m’attendait un délicieux velouté de butternut, ainsi qu’une merveilleuse salade de pomme de terre aux harengs. Le ventre plein, une ambiance familiale pleine d’amour, j’étais au top ! Une bonne douche là-dessus et c’était la perfection niveau humeur… Je me fis une petite place parmi eux. Une douleur au gros orteil apparut soudainement. Je ne m’en souciai pas. Le film se termina, elle coucha ses enfants, je restai là, me sentant un peu de trop… Le petit dernier resta éveillé et elle décida qu’il s’endormirait avec nous devant un autre film (encore ?!). Il s’endormit rapidement et elle aussi… Je regardai la fin du film, à coté de ce petit gars, lové dans les bras de sa mère. Mon ongle refit surface, j’allai à la salle de bain et découvris un ongle incarné que je charcutai sur le champ ! A mon retour au lit, il ne me restait qu’une petite place, je décidai donc de rentrer chez moi afin de ne pas les déranger. Une envie d’écrire, composer, peut-être même me masturber, appuya ma décision. Arrivée chez moi, je coupai mon téléphone et mis mon programme en oeuvre… vers 2h du mat’, mon interphone sonna ! J’allai répondre et entendit une voix d’homme me dire qu’un taxi m’attendait à mon nom. Quelle nana j’avais là ! Complètement folle ! Mon envie de plaisir solo se transforma en une grosse envie d’elle ! Je refis mon sac et go ! J’arrivai devant sa porte, sourire jusqu’aux oreilles, et prêt à tout !

Après cette soirée avec mes enfants, je ne rêvais que de ses bras pour m’endormir… mais mon fils en décida autrement. J’allais devoir attendre qu’il s’endorme alors que mes paupières se faisaient déjà lourdes… Il était là, près de moi, et je n’étais pas disponible, ça m’embêtait mais c’est la vie ! Je me réveillai en sursaut quelques heures plus tard et le cherchai à tâtons dans le lit. Il faisait noir, la télé était éteinte. Je ne trouvai que mon fils que je portai à son lit. Mais où était-il passé ? Je fis le tour de la maison, aucune trace, ni de lui, ni de ses affaires, il avait disparut ! J’essayai de l’appeler sur son portable, répondeur… Je réfléchis à ce qui aurait pu le faire fuir… Je ne m’étais pas levée à son arrivée ? Je ne l’avais pas câliné comme à mon habitude ? J’avais laissé mon fils dans notre lit ? Aurais-je repoussée ses avances dans mon sommeil ? Et puis peu importe la raison, pourquoi ne m’a-t-il pas laissé de mot ? Impossible de retrouver le sommeil, il me fallait une explication ! Non mais il se prend pour qui ? Il vient, mange, se lave et comme je ne suis pas dispo, il se barre sans prévenir ! Sale con d’égoïste ! Je réfléchis à une solution et eurêka ! en trouvai une… Je demandai un taxi à son adresse et précisai au chauffeur de sonner avec insistance ! Je voulais qu’il se réveille et m’appelle ou m’envoie un petit texto ! C’est la moindre des choses quand même ! J’attendis nerveusement, lui envoyai deux texto plein de ma mauvaise humeur, l’insultai au passage pour  cet abandon, bref me défoulai sans retenue. 15 min plus tard, j’étais de plus en plus en rogne qu’il ne m’ait pas réveillée. Un texto m’arriva : « en bas ». Hein ??? Quoi, qu’est-ce qu’il fout là ? Il va voir si on m’abandonne comme ça, en pleine nuit, non mais ho ! C’est quoi ce mec ! Je me lève et réfléchis à mon attaque. En ouvrant la porte, j’ai le visage transformé de colère, prête à tout !

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