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( 9 septembre, 2014 )

D’idées en idées, un fil de pensée (réalité ou fiction, là n’est pas la question !)

Il avait l’air sérieux, presque coincé, pas du tout mon genre, son côté bien sapé, sa coupe presque « la raie sur le côté »…

Il s’est levé, il a pris sa guitare, y a collé des petits bouts de papier plein de salive, sans gêne, pas mal à l’aise et il a chanté !

Fin, applaudissements, il fallait que je lui parle. Je ne sais plus vraiment ce qu’on s’est dit mais je sais exactement comment son regard m’a troublé, moi qui ai le monopole de la drague, le contrôle de mes relations, me voilà réduite à une midinette sans conversation, à baisser les yeux, à rougir bêtement…pffff je déteste !

Quelques semaines, mois ? plus tard, rien n’a changé, il me regarde et je perds pied.

A tout ça, revers de médaille… Cet homme n’est pas libre, ou plutôt si ! Il est tellement libre que jamais je n’arriverais à le garder dans ma cage, si dorée soit elle. Je me demande à chaque rendez-vous si c’est le dernier…

Je veux passer tout mon temps avec lui, mais qu’il garde ses passions, je veux être à son bras à chaque ballade mais goûter aux joies de se faire draguer, je voudrais vivre avec lui mais ne jamais connaître la routine, je voudrais tout partager mais garder mon chez moi…

De mes trente ans, je tire des leçons, pas tout, pas tout de suite, ne pas s’étouffer.

C’est triste de ne pas se laisser aller à nos envies, je préfère toujours courir et tomber que passer ma vie à marcher, mais plus les années passent et plus je me sens seule dans ce cas.

Tout vivre, tout rire, tout goûter pour n’avoir aucun regret, mais non ! La raison, l’éducation, l’entourage social, on doit suivre, préserver le jugement, réfléchir à ses propos sous peine d’être rejeté, marginalisé ou pire pour moi, moqué. J’aime les autres, leur jugement est important pour moi alors je me modère, me tempère afin d’être au plus près de leurs attentes.

On ne peut jamais être vraiment sincère, ni dans le compliment, ni dans la critique, encore moins dans notre ressenti !

Pourquoi ne pas choisir de s’ouvrir ? Dire toutes ces petites choses qui nous émeuvent et que nous ne partageons pas ?

Un « laissez aller » d’émotion, j’en suis consciente, sans queue ni tête pour être spontanée, un sentiment que j’adore. Mais stop à la réflexion, vivons !

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