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( 20 septembre, 2014 )

Une matinée chez moi :)

Mon réveil sonne à 7h. Quand il a de la batterie. Il ne sonne pas ce matin. J’ouvre l’œil…

7h40 ! Oh putain ! Je saute du lit, prépare le p’tit dèj’, réveille les enfants.

7h45. Ils commencent à déjeuner. Moi je file à la salle de bain, jette un oeil au miroir… mais où est passé mon brushing ? et mon teint de pêche ? et c’est quoi cette odeur qui me suit ? Ah… oui, ça me revient, 3h de sexe intense cette nuit. Lui, il s’est levé apparemment… Une bonne douche me ferait du bien…

7h50. Oh, vite, vite, vite, je n’ai pas le temps, je saute dans un bas de jogging taché de javel (le premier que je trouve), rentre le bas de ma nuisette dedans, enfile un sweat Waikiki (beurk ! c’est vraiment à moi ?) et je sors en trombe pour attraper les enfants, les habiller très très vite. Ca les fait rire, pas moi. Coiffés, chaussés, les dents, on s’en fout pour ce matin et ouf ! Je chope mon téléphone pour voir l’heure et voilà.

8h05. Je claque la porte !

Marche, bus, marche, école, marche, bus, marche… et… mes clés !!! Oh non !!! Mes clés sont restées à l’intérieur ! Bon… zen, j’ai mon portable et Fred a encore les clés de chez moi depuis mon week-end à Paris pendant lequel il a nourrit ma chatte. Allo ? Euh… Fred, tu dors ? J’ai besoin de mon double… Oui, je suis sortie sans les miennes… Dans une heure ? Ok. Ah ça, c’est du pote !

Mais, ça veut dire que moi, qui depuis trois mois soigne mon image, mon style, afin de rencontrer du monde, des voisins, je me retrouve, puante, les cheveux gras, mes fringues les pires et sans le sous à errer dans le quartier avec mon fils qui s’est lui aussi lié à une odeur due à sa couche… Je vais au square, il veut pas jouer, j’ai froid. On retourne en bas de chez nous… Je veux mon lit…

Ah !!! Fred!!! Mon sauveur ! Il me voit et je vois dans ses yeux qu’il cherche si c’est vraiment moi. J’ai l’air « au bout de ma vie » me dit-il ! Oui, je sais, fais comme si j’étais dans mon état normal… s’il te plaît…

Je décroche le premier sourire de ma journée, il me dit que j’ai un truc sur la dent… heuu… il ajoute qu’il plaisante !

Enfin seule, fiston s’est endormi, je me plonge dans un bain rempli d’eau chaude salée aux huiles essentielles…

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Et je me dis que la vie est un régal !

( 19 septembre, 2014 )

X (je ne permets pas à ma famille de lire ce qui suit)

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Partie un peu chaude d’ « Un week-end parisien »…

Il a retiré sa main de ma bouche pour la passer sur ma nuque, fermement, il s’est approché encore plus près, je sentais son cœur battre. Il a doucement léché mes lèvres fermés du bout de la langue, son autre main me massait le bas du dos, le long de la taille de mon jean. Sa langue a forcé l’entrée de ma bouche et s’est enfoncée profondément, a torturé la mienne de caresses, sa main est revenue sur mon menton pour m’ouvrir plus grand la bouche… J’ai du perdre mon cerveau à ce moment… Je n’étais qu’un corps en demande d’un autre corps.

Son torse musclé contre ma poitrine (pas musclé), il a déboutonné mon jean, me l’a glissé sur les chevilles. J’ai senti deux gros doigts rentrés en moi et allez titiller, non pas au hasard comme la plupart des mecs, mais LE bon endroit (oui le point G existe !). Au bout de quelques minutes, j’étais déjà prête à jouir mais il s’est arrêté, m’a demandé si j’étais prête ? Heu… prête à quoi ? Son pouce s’est plaqué contre mon clitoris, l’a massé, écrasé, pendant qu’il reprenait ses petits aller-retours à l’intérieur. J’ai crié. Il m’a pincé un téton. J’ai jouis. Mes jambes se sont dérobées, il m’a mis un coup de rein pour me caler contre le mur, j’étais comme ivre, plus de force, shootée aux endorphines, il a retiré sa main, je ne le voyais toujours pas mais j’ai senti qu’il essuyait celle-ci sur ma chemise ! Beurk ! J’ai repris mon corps en main, bien qu’une partie soit encore endolorie…

( 17 septembre, 2014 )

Week-end parisien !

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C’est tellement drôle cette façon qu’ont les gens de dire « Je vais à Paris » alors qu’ils vont à une heure de Paris !

Là, bah, ce fût le cas. J’ai passé une nuit à Saint-Denis et une nuit à Mallery.

Une soirée mémorable que la deuxième. J’étais invitée pour une fête en petit comité, c’est à dire une dizaine de personnes. Les cheveux fraîchement coupés, un bon ravalement de façade (merci le maquillage) et une tenue qui ne mérite aucun commentaire. Je trouve la porte, le digicode et j’appelle Pépé, qui, malheureusement pour moi, n’entend rien… Bon je poireaute… (bizarre comme mot, du coup je m’imagine en poireau !)

Ha ! Enfin, il entend et me balance « 6ème !!! » Merde, j’ai d’immenses talons aiguilles… Bon, j’étais fraîche et pimpante, j’arrive rouge, suante et essoufflée, sympa…

Salut tout le monde ! La dizaine de potes s’est transformée en vingtaine d’inconnus, fois deux égale 40 bises… Adieu fond de teint !

Après le tour de bises, vient le traditionnel creux de la vague. Que fais-je ? Où me mets-je ? (dans ma famille, on répond la phrase du grand-père, « mets-je toi là et ferme ta gueule ! »)  Je me chope un tabouret, une bière et allume une Philip Moris pour me donner de la contenance. Je papote avec mon voisin, un beau blond aux yeux bleus (depuis quand j’aime les blonds ???). Il est déjà saoul, je ne prend donc pas de pincette pour le demander :  » Tu fais quoi dans la vie A PART ton boulot ? » Il me regarde, ses beaux yeux ont disparus, d’un coup je ne vois plus que sa connerie, il me dit : « Je suis fan de série TV ! » Oh non !!!  Au secours,  je me casse ! D’abord parce que je n’y connais rien, ensuite parce que… je n’y connais rien ! Le voilà qui se lève et me suit… L’ivresse lui donne des ailes, il propose de m’initier aux séries, beurk ! Deuxième au secours, je retrouve enfin un garçon que je connais, lui glisse un « sauve moi », il m’attrape par la taille et, ouf !, beau blond se tire…

- Alors quoi de neuf Lucile ?

- Mes cheveux ?

- Ha ouais, c’est cool !

Deuxième bière, direction toilettes. J’ouvre la porte, je gène ce petit couple qui m’avait l’air tout sage et que je découvre acteurs pornos… Beurk ! M’en fiche, je suis pressée, alors j’entre quand même et m’asseois tranquillement sur le trône ! Ils sont plus mal à l’aise que moi on dirait… Ils se rhabillent, essaient de retrouver un peu de contenance… Moi, je libère ma vessie, eux s’enfuient. Je suis fière de mon action, je pouffe toute seule.

Bière numéro trois accompagnée d’Olivier, ingénieur en je n’sais quoi, brun, grand et fan pratiquant de natation, bref le tiercé gagnant ! Je l’aborde et l’entraîne sur une discussion bateau (honte à moi) : « Tu connais qui ici ? D’où ? Quand ? Comment ? » Le temps passe, un bon feeling entre nous, encore de la bière, un peu de danse et ça y est je suis saoule et saoulée de tout ce monde, je décide de rentrer et de câliner Olivier qui m’a l’air d’un bon coup pour la nuit… Il est ok, chouette !

On appelle un taxi. Le taxi arrive, une fille est déjà dedans mais apparemment on va au même endroit. Olive devant, moi derrière avec cette fille qui a le regard vide, je lui souris, pas de réaction… C’est louche… Bon, Olive papote voiture avec le chauffeur et je me dis qu’il y a un truc bizarre quand je vois dans le coin de mon œil sa jambe trembler… Je regarde franchement ce qu’elle fout, ha bah, non heu… les gars on s’arrête là, il y a un problème ! En fait c’est tout son corps qui tremble !!! Le chauffeur jette un œil et s’arrête direct en warning sur le bord de la route. Je saute de la voiture, bah oui, j’ai juste envie de fuir ! PLS, elle tremble toujours, le chauffeur essaye d’assurer les premiers secours, on flippe grave tous les trois mais Olivier est toujours à sa place, et quoi ??? Il chiale ! Bonjour le courage ! Taximan appelle les pompiers. Mais c’est quoi ce bordel !!! Moi je voulais juste rentrer et coucher avec monsieur pignouf, putain !!! Et non, je me retrouve là, dans le froid, en pleine nuit, Olive qui chiale vraiment en disant « C’est pas moi, j’ai rien fait… » Parce que oui, là, elle bouge plus, aucun signe de vie. Mais ta gueule pleurnichard !!! Mais merde, elle va nous clamser dans les bras cette conne !

Bon, moi aussi je panique et j’ai envie de chialer… Ouf, les pompiers débarquent et la prennent en charge, nous avons le droit à un tas de questions sur ce qu’il s’est passé mais on n’en sait rien ! Lâchez nous!

Ça y est, on peut repartir sauf que moi, j’ai plus envie de ce mec dans mon pieu, on dirait un enfant terrorisé ! Je lui suggère de remettre notre nuit à plus tard parce que c’est bizarre là. Il me regarde, l’air suppliant, et me lâche, « J’ai pas envie de dormir tout seul, j’ai peur… » Et merde de merde, manquait plus que ça ! j’arriverai pas à dire non mais je vois d’ici le garçon à rassurer, à materner, tout ce que je hais! grrrrr….

Allez mon chou, on descend du taxi, non sans avoir claqué la bise au chauffeur. On marche et je me demande comment me débarrasser de lui… Je prend quand même la direction de l’appart’ que ma cousine me prête. Marcher nous fait du bien… J’en profite pour lui demander pourquoi il a pleuré ? Il me répond qu’il est très sensible, que la mort lui fait peur et que ça le saoule d’être si ridicule dans certaines situations alors qu’il en maîtrise parfaitement d’autres… (gros sous-entendu… hummhummm) Je ne sais plus quoi penser de lui ? Il ajoute qu’il est à fleur de peau en ce moment, la crise de la trentaine… gningningnin… Je décroche et pars dans mes pensées… et si je le semais ? Et pourquoi j’ai pas plutôt embarqué ce beau roux aux yeux bleus qui me faisait du charme ? Ou pourquoi je suis pas rentrée seule pour une fois ? C’est vrai que je devine le corps de rêve d’Olivier, mais est-ce suffisant ?…

Et puis, mais ! il est ou ce con ? Je me retourne, rien ! Mais c’est quoi cette soirée là ! Putain je me tire ! Rhoooo mais non je suis curieuse, il est où ? Je fais demi-tour et je me rends compte qu’il est très tard, que je ne suis pas dans une banlieue calme et que je suis seule… brrr je flippe… HAAAAAA !!!!!!! Une main m’attrape le bras, me tire sous un porche ! Au secours !!! mummmmmm ! Sa main se colle sur ma bouche et tout mon corps est pressé contre le mur. A ce moment, son front contre le mien, je reconnais l’odeur d’Olivier, je ne vois rien, mais sa voie chaude confirme mon idée. « Certes, il m’arrive de pleurer, je vois dans tes yeux que tu m’as déjà catalogué comme tel mais sache, ma belle, que tu vas me trouver autre chose comme qualité ! » Oups ! j’ai rien dit, rien pensé, j’hésitais entre avoir peur ou envie… On était là, dans le noir, le souffle chaud… Sa main toujours sur ma bouche, son corps taillé contre le mien (pas taillé du tout !) et oui il a du sentir que j’étais ok… et je l’étais.

(Le détail dans article X)

30 minutes plus tard, je me rhabillai après qu’il se soit écarté de moi. J’étais pleine d’endorphine et maintenant je voulais bien un câlin, je l’ai vu dans la lumière de la rue où il était retourné. Il a lancé un « A bientôt p’tite salope » et il est parti ! Héééé reviens ! Merde j’ai encore les seins à l’air… Je reboutonne tout ça et ne le vois plus… Il se prend pour qui ??? Non mais oh, c’est quoi ce mec, faut que j’appelle pépé demain… Rhoooo je rentre contrariée du coup, il a gâché tout le plaisir qu’il m’a donné ! En me déshabillant, je découvre sa carte de visite dans ma poche… mouais… on verra demain… C’est vrai qu’il a une très bonne connaissance du corps féminin et encore ça n’était que des préliminaires… Je dors…

Je ne me suis pas couchée ivre, pourtant, en ouvrant les yeux, j’ai comme une gueule de bois, j’essaye de refaire la soirée, une folle soirée! Je sors du lit, me prend les pieds dans le tapis, et me retrouve le nez au sol contre ce ptit bout de papier : « si tu veux aller plus loin, appel moi 0663006671″

Tout en préparant mon café, je me dis que je rentre à lyon ce soir, que je n’ai rien de prévu et qui, peut-être, je pourrais l’appeler…

Bip bip texto » bonjour, la jeune fille d’hier soir est sauvée, abus de drogue. » bon, c’est déjà ça de bon dans cette nouvelle journée!

Bip bip texto « salut, c’est pépé, tu es bien rentrée? Gaspar, le mec roux, me demande ton numéro, c’est ok? »

heu… bah oui hein, faut pas perdre d’occasion d’élargir ses connaissances…

Direction la douche pour avoir les idées claires…et…. surprises! feu rouge! le choix s’impose pour mon rencard du jour, ce sera Gaspar et pas de sexe!

Je sors, laisse les clés dans la boite aux lettres, gâche mes jolies frusques avec mon sac à dos et choisit de me rendre à la tour Eiffel pour alimenter mon facebook en photo. Pas envie de taxi aujourd’hui… donc RER et métro m’emmèneront! Il est dix heure, je regarde le paysage défilé. Une bande de trentenaires entre dans la ram, visiblement éméchée et en fin de nuit blanche. Ils envahissent la moitier du wagon.Lun d’entre eux sort une guitare, pendant que les autres se mettent à chanter du Aznazour…Ils respirent l’amitié et le bonheur, j’voudrais bien me joindre à eux, mais je sens qu’ils sont tellement en osmose, que les les autres n’exite pas pour eux en cet instant.Il font du bien à regarder…

Je descend à concorde pour marcher un peu…

bipbip texto:  » Salut, c’est Gaspar, je t’ai aperçu hier, je suis disponible aujourd’hui, ça te dit de passer un moment dans un coin de paradis? »  » donne moi l’adresse, j’arrive! »

Que c’est bon cette liberté!Pas de temoin, être inconnu dans une ville, faire ce qu’il me vient, sans réfléchir…

Je pense quand même à Olivier alors je lui envoie: « Je ne te définie pas comme un pleurnichard, pas non plus comme un super coup, je te défini comme bizarre! »

bip bip texto  » 14, montée des carmélites, Paris »

Je cède à la facilité du taxi, tant pis pour les photos! Assise confortablement dans cette belle voiture, j’écoute cette chanson qui passe à la radio:

Je suis casse couille, parait-il?

moi, ce que je veux, c’est partager ma couche,

Tu me trouve peut-être futile,

Moi, ce que j’aime, c’est manger ta bouche,

Alors quand tu me dis que tu viens pas,

C’est sûr, je perd la raison,

Quand tu m’dis que tu veux pas,

C’est évident, j’pète les plombs!

L’amour, ça te va bien,

Moi, c’est la passion qui m’envahie,

Amoureux est un mot qui ne vaut rien?

Pourtant, c’est ce que je vis!

Alors, casse couille, c’est probable,

Mais ne te plait-il pasd’être tant désiré?

Et quand c’est toi qui pète un cable,

Que fais-je d’autre que te rassurer?

Etre un couple, c’est difficile,

Mais encore pire, vivre une idylle!

 

Trente minutes plus tard, j’y suis, je crois bien que c’est chez lui…Mais ça n’a rien d’un paradis. Une façade grisâtre qui s’éffrite,; une vieille porte en fer et pas de sonnette!C’est le seul bâtiment de la rue n’ayant qu’un étage.Je frappe…la porte s’ouvre. Je le reconnais tout de suite. Des cheveux pas si roux, de magnifiques yeux bleu. Il porte une chemise assortie à ses yeux, bien coupé. Un pantalon de lin beige, retroussé aux chevilles et les pieds nus, se tenant bien droit sur un sol en grand pierre plate comme dans les églises.

On se fait la bise avec un sourire amusé, il m’invite à entrer

 

( 12 septembre, 2014 )

Le mot magique, quelle connerie !

Depuis tout petit, on nous serine ce truc : le mot magique ??? S’il te plaîîîîîîît……

Alors qu’en fait, il ne sert à rien ce mot. Pour avoir expérimenté tout un tas de demandes avec seulement un s’il te plaît je vous assure qu’il est inefficace !

Dès que je m’en suis fait la réflexion, j’ai décidé de trouver La formule gagnante ! et… je l’ai trouvée !

Ça n’est pas un mot, c’est un truc qui marche sur (presque) tout le monde, qui sert à demander des services, des entorses aux règlements, des privilèges, des cadeaux, et tout un tas de petites choses inavouables…

Peut-être que j’en abuse, ça me plait tellement que je peux très bien le faire juste pour le plaisir d’en recevoir un également ! C’est d’ailleurs un jeu merveilleux que j’adore qui consiste à trouver autour de moi un inconnu, le moins réceptif, c’est plus drôle, de le regarder et dès qu’il me voit, lui faire mon plus beau SOURIRE ! Bon, certes il y a un instant où  je me sens très bête et j’ai juste envie de fuir mais je reste ! Et quand, passée la phase de surprise, sa bouche se détend puis s’étire pour généralement juste un petit rictus timide, youpiiiii j’ai gagné ! Mais d’autre fois, le Graal ! C’est un grand sourire plein de dents et les yeux plissés et ce sourire là, moi, me chatouille le ventre, m’emplis de joie pour la journée !!!!

Alors pour tout ou pour rien, je souris (oui bon c’est sûr, je dois parfois avoir l’air niaise…)

 

 

 

Ha, j’oubliais ! Je me prend aussi des gros vents, qui, pour le coup me valent des fous rires toute seule !

( 11 septembre, 2014 )

La prétendue mocheté des mères

Bonjour !

Tu fais quoi dans la vie ?

Rien.

Tu es au chômage ?

Non.

Tu fais quoi alors ?

Je m’occupe de mes enfants…

Ha oui ? Tu en as combien ?

Quatre.

Ha quand même ! On dirait pas !

Euh… ça veut dire quoi ?

T’es bien après quatre enfants !

NON MAIS HO !!! Je suis pas mal comme nana, mais si je n’avais pas eu d’enfant, je serais pas terrible ??? Pourquoi le fait d’avoir des enfants rendrait moche ? Faut arrêter avec ça ! D’où les non-mères seraient plus jolies que les mères ? Et puis pour comparer, il faudrait connaître autant de non-mères que de mères ! Si on prenait deux groupes avec autant de femme de chaque sorte, vous pensez vraiment qu’il y aurait un groupe plus moche que l’autre ??? Cette réflexion attend des réponses !!! Commentez bordel ! :)

( 10 septembre, 2014 )

Un fauteuil club

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Nous voilà partis, nous avons mis nos plus beaux vêtements, les plus classes, costume pour lui, robe noir moulante et talon haut pour moi. Des tenues qui, nous le savons, sont les plus sexy aux yeux de l’autre.

Nous voilà partis, des billets plein les poches, le monde à nos pieds, le soleil levé…

Enfin, le voilà, notre premier achat sera lui, un beau fauteuil club ! Une place, non pas un deux places pour s’affaler l’un près de l’autre mais un une place pour prendre soin de celui qui s’y calera. Un objet banal aux yeux de tous mais qui signifiera toujours le premier sentiment que nous avons eu l’un pour l’autre, le désir, perturbant, chavirant de ce long regard au premier au revoir…

On le découvre, on le caresse, on ne se regarde pas, en tout cas moi, je fuis tes beaux yeux, nous sommes dans un lieu publique, cette belle boutique, et je me sentirais nu, si je le faisais.

Tu t’y assois, j’ai le ventre brûlant, je t’imagine, pour les jours à venir, un verre de Baileys à la main, dans ta maison de campagne… d’autres images se bousculent, indécentes…

C’est ok, ce sera celui-là ! Tu sors ta liasse, on repart avec.

Comme promis, on le porte tous les deux, on le charge dans la voiture, et on roule sans rien dire, une chanson de ton choix défile…

Arrivés à ton adresse, il y a un ascenseur mais non, on prend l’escalier… jusqu’au quatrième, concentrés, malgré ta veste, malgré mes talons.

Tu ouvres la porte, nous y sommes, quelques essais et ce fauteuil club trouve sa place.

Je t’y pousse sans douceur afin d’y réaliser mes fantasmes, te voir là, Homme, beau, fort, viril, parfait, prêt à recevoir mes plus chaudes envies… Je desserre ta cravate sans quitter ton regard. Sans un mot, je te retire tes chaussures mais te laisse tes chaussettes afin que tu n’aies pas froid aux pieds, aucun désagrément ne doit gâcher ce qui va suivre….

La suite, ça vous tente ?

( 9 septembre, 2014 )

Passion, quand tu nous tiens ! (le 15 août 2014)

Dans ma vie, je contrôle, mes relations, ma maison, dans tous ses recoins, pas de choses cachées, inexplorées, mes relations, pas de conversations qui ne me plaisent pas, je les mène où je veux qu’elles aillent, les sujets abordés, les sous-entendus, ce que je veux que les autres pensent de moi, ce que je veux qu’ils sachent ou pas.

Avec lui, rien ne fonctionne, je ne contrôle pas, je ne l’ai pas rendu fou amoureux comme d’autres, il ne se soumet pas à mes désirs, il est résistant.

Ses pensées sont libres, il ne me désire pas au doigt et à l’œil, ne me veux pas toujours et partout, je ne sais pas deviner ses réactions, je ne connais pas ses sentiments à mon égard, il garde ses autres plaisirs comme avant moi, je ne passe pas au premier plan.

Au début, il était plutôt timide, je me suis dis, à l’aise, c’est dans la poche ! Mais plus les jours passent et plus je rame… Sa virilité s’affirme, mon amour croît. Ce mec évolue vers mon idéal, me rend dingue de désir, et je me perds.

Ses gestes me font frissonner, la manière dont il tient son téléphone, sa façon de mettre sa cigarette entre ses dents, sa façon de conduire, de boire, de parler aux autres, d’affronter ceux qui le font chier.

De me remettre à ma place, de me retourner mes arguments…

C’est frustrant, fatiguant, épuisant de ne jamais savoir de quoi demain sera fait.

La passion s’éternise, est-ce lié ? Est-ce lui le Fameux des livres de contes ?

La facilité n’est pas le premier argument de notre relation, c’est peut-être même le dernier, et pour lui, et pour moi.

Sa façon de me tenir la bouche pour m’embrasser, d’être gentleman, mais juste assez pour me garder en haleine, des petites attentions, pas de grands élans amoureux comme il me mettrait un appât devant la bouche sans jamais me le donner et j’avance de plus en plus. Non pas qu’il veuille m’attraper, tout ça est inconscient de sa part, il est sincère, ne calcule pas, il n’a pas besoin de moi. Moi oui.

( 9 septembre, 2014 )

D’idées en idées, un fil de pensée (réalité ou fiction, là n’est pas la question !)

Il avait l’air sérieux, presque coincé, pas du tout mon genre, son côté bien sapé, sa coupe presque « la raie sur le côté »…

Il s’est levé, il a pris sa guitare, y a collé des petits bouts de papier plein de salive, sans gêne, pas mal à l’aise et il a chanté !

Fin, applaudissements, il fallait que je lui parle. Je ne sais plus vraiment ce qu’on s’est dit mais je sais exactement comment son regard m’a troublé, moi qui ai le monopole de la drague, le contrôle de mes relations, me voilà réduite à une midinette sans conversation, à baisser les yeux, à rougir bêtement…pffff je déteste !

Quelques semaines, mois ? plus tard, rien n’a changé, il me regarde et je perds pied.

A tout ça, revers de médaille… Cet homme n’est pas libre, ou plutôt si ! Il est tellement libre que jamais je n’arriverais à le garder dans ma cage, si dorée soit elle. Je me demande à chaque rendez-vous si c’est le dernier…

Je veux passer tout mon temps avec lui, mais qu’il garde ses passions, je veux être à son bras à chaque ballade mais goûter aux joies de se faire draguer, je voudrais vivre avec lui mais ne jamais connaître la routine, je voudrais tout partager mais garder mon chez moi…

De mes trente ans, je tire des leçons, pas tout, pas tout de suite, ne pas s’étouffer.

C’est triste de ne pas se laisser aller à nos envies, je préfère toujours courir et tomber que passer ma vie à marcher, mais plus les années passent et plus je me sens seule dans ce cas.

Tout vivre, tout rire, tout goûter pour n’avoir aucun regret, mais non ! La raison, l’éducation, l’entourage social, on doit suivre, préserver le jugement, réfléchir à ses propos sous peine d’être rejeté, marginalisé ou pire pour moi, moqué. J’aime les autres, leur jugement est important pour moi alors je me modère, me tempère afin d’être au plus près de leurs attentes.

On ne peut jamais être vraiment sincère, ni dans le compliment, ni dans la critique, encore moins dans notre ressenti !

Pourquoi ne pas choisir de s’ouvrir ? Dire toutes ces petites choses qui nous émeuvent et que nous ne partageons pas ?

Un « laissez aller » d’émotion, j’en suis consciente, sans queue ni tête pour être spontanée, un sentiment que j’adore. Mais stop à la réflexion, vivons !

( 9 septembre, 2014 )

Au square, église de Montchat, Lyon (non daté)

L’air est chaud, le vent est absent.

Mes deux grandes filles font du roller pendant que les deux plus petits se rafraîchissent longuement sous le robinet communal… cheveux, vêtements, tout y passent !

La ville est calme, les habitants sont en vacances, au travail ou enfermés chez eux pour se protéger de cette chaleur, moi non.

J’aime cette chaleur, on croirait une caresse sur la peau.

Une chaleur qui appelle le « zen », pour ne pas suer, rester calme, ralentir…

Ecouter mes enfants jouer, rire, glousser.

Le bonheur est dans l’instant, là, tout de suite. Pas de pleurs. Pas de dispute. Pas de cris. Pas de larme.

Je ne travaille pas, pas d’horaire, je me sens libre, confiante, la vie est douce…

( 9 septembre, 2014 )

Aucune idée du sens de ce blog…

Afin d’organiser ma nouvelle vie, je me suis acheté un petit carnet, et entre listes de choses à faire, de numéro à contacter, je me suis laissée aller à mes pensées… les premiers articles ne sont donc pas du jour mais ça viendra !

Le 6 juillet 2014,

Comme prévu, comme prédit, contrecoup flagrant d’un grand changement… Après plusieurs mois de « bourre dans le tas », la pression descend, j’ai le temps de réfléchir aux décisions prises. Aucun regret n’apparaît mais la solitude est maîtresse.

Seule avec quatre enfants, où se construit-on une vie ? Quand ? Comment ?

Je dois apprendre à être heureuse seule, je n’y suis jamais arrivée jusque-là, je dois persister ou bien n’est-ce pas seulement dans ma nature, la solitude ?

Avoir un amoureux, c’est génial mais une présence quotidienne ne serait-elle pas plus bénéfique ?

Je ne dois pas m’emporter, le travail et l’école m’apporteront satisfaction dans les relations mais en attendant, je fais quoi ? Mes journées brillent par l’ennui que j’éprouve…

Mes enfants vont bien, mais les jours passent sans but, je me lève sans projet, ce que je voudrais faire me demande du temps seule que je n’ai pas, ou de l’énergie que je n’ai plus tant je l’ai cramée ces derniers temps.

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